La troisième version du plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC) a été publiée le 10 mars 2025 après une consultation publique organisée du 25 octobre au 27 décembre 2024.
Ce plan fait partie de la stratégie française pour l'énergie et le climat (SFEC), qui comprend également la Stratégie Nationale Bas-carbone (SNBC) à long terme (2050) et la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) pour les 10 prochaines années (2025-2030 et 2031-2035), et qui a pour objectif d'atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050.
Le PNACC a pour objectif d'adapter la France aux impacts visibles et attendus du changement climatique. Cette 3e version se décline autour de 5 axes majeurs et comporte 52 mesures pour traiter tous les impacts du changement climatique au sein d’une planification progressive avec plus de 200 actions concrètes à court, moyen et long termes. Ces actions concernent tous les territoires, en particulier ceux ayant des enjeux spécifiques (littoraux, montagne, forêts, agriculture), et tous les secteurs d’activité.
Le PNACC, articulé avec la PPE, réaffirme et complète notamment les objectifs relatifs à la production énergétique de froid renouvelable et à l'adaptation des bâtiments neufs et rénovés.
Au sein de l'axe dédié à la protection de la population, la mesure 9, prioritaire, vise à limiter l’inconfort thermique dans les bâtiments via des solutions passives et prévoit d'adapter les bâtiments neufs ou rénovés au risque de forte chaleur en simplifiant l’indicateur d’évaluation du confort d’été dans les diagnostics de performance énergétique et audits énergétiques et en ajoutant un forfait de refroidissement dans le calcul de la consommation d'énergie au sein de réglementation thermique 2020.
Au sein du même axe, la mesure 10 vient compléter la mesure 9 et prévoit de déployer à grande échelle les technologies de froid renouvelable dans un contexte d'augmentation des besoins en froid à moyen-long terme, notamment pour protéger les populations particulièrement vulnérables à la chaleur (enfants, personnes âgées ou malades notamment). Dans les zones denses, les réseaux de froid présentent une forte efficacité énergétique, permettant de tirer parti de sources naturelles telles que les lacs, les rivières, les mers ou le sous-sol. L'action permettant de favoriser leur déploiement dans les zones denses prévoit notamment de :
Pour les zones moins denses, où les réseaux de froid sont moins pertinents, il s’agit de favoriser le déploiement de systèmes de rafraichissement efficaces, à moindre impact sur l’environnement et de fabrication française.
En parallèle, une action de soutien au développement d’une filière française de systèmes de rafraîchissement innovants et à moindre impact environnement est prévue à travers l’appel à projets "Soutien à la R&D" dans le cadre de la stratégie TASE (Technologies Avancées des Systèmes Energétiques) de France 2030 (extension de l’appel à projets Démo-TASE relatif au développement de briques technologiques et démonstrateurs pour les systèmes énergétiques) qui est notamment dédié aux pompes à chaleur produisant du froid et des fluides frigorigènes à faible impact environnemental.
Toujours dans cet axe, la mesure 12 prévoit aussi d'intégrer le confort d’été, et le confort thermique en Outre-mer, dans toutes les rénovations énergétiques du parc immobilier de l’État et des collectivités régionales.
Dans l'axe dédié à la résilience des territoires, des infrastructures et des services essentiels, des mesures prévoient également :
Consulter l'intégralité de la version 3 du PNACC
En savoir plus sur le site web du ministère de la transition écologique
Pour aller plus loin